Micron Document
Livres et Wikis | Archives | Info


Sous-marin nucléaire lanceur d'engins
layout: Wide · Narrow · Centered
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
top
Un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), aussi connu comme SSBN en anglais (dans le systÚme de désignation des bùtiments de l'US Navy et celui de l'OTAN), est un sous-marin à propulsion nucléaire navale de trÚs grande taille, équipé de missiles balistiques stratégiques à charge nucléaire en tubes verticaux et lancés en plongée. Il est également équipé en torpilles et en missiles à changement de milieu, des armes anti-navires pour son auto-défense. Sa mission est la dissuasion nucléaire ; il assure, à ce titre, la garantie d'une frappe nucléaire de riposte, en raison de la difficulté de le localiser lors de ses patrouilles en plongée, grùce notamment à ses qualités de discrétion acoustique. La difficulté à localiser et à identifier le sous-marin lanceur d'engins permet en outre l'utilisation en premiÚre frappe, car la riposte ne saura qui frapper parmi les possesseurs de SNLE (en théorie). Il est possible d'imaginer au pire une attaque anonyme (réalisable également avec un sous-marin lanceur d'engins à propulsion classique)

Les pays qui disposent au dĂ©but du XXIe siĂšcle de ce type de sous-marin sont les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, la Chine et l'Inde. Les États-Unis et la Russie possĂšdent Ă  eux seuls plus de 80 % de la flotte de SNLE mondiale.

Contents

‱ Historique
‱ Russie
‱ France
‱ Chine
‱ Royaume-Uni
‱ Inde
‱ Voir aussi

──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────

Historique

Des projets de sous-marins pouvant tirer des missiles contre des cibles terrestres furent imaginés par le complexe militaro-industriel allemand durant la Seconde Guerre mondiale mais ne furent jamais réalisés. Les anciens Alliés firent chacun de leur cÎté des projets en ce domaine.

AprÚs avoir étudié les missiles allemands, des variantes du V-1 furent tirées depuis la mer par les USS Carbonero (SS-337) (en) et USS Cusk (SS-348) (en) en février 1947, la portée de ces engins était de 135 milles nautiques et leur erreur circulaire probable de prÚs de 6 km.

Les États-Unis lancĂšrent plusieurs programmes pour se doter de systĂšmes d'armes plus performants. Ils dĂ©ployĂšrent le missile de croisiĂšre SSM-N-8 Regulus subsonique d'une portĂ©e de 900 km dont le premier tir eut lieu en juillet 1953 depuis le USS Tunny (SSG-282). L'USS Halibut (SSGN-587), dotĂ© d'un lanceur de missiles Regulus pouvant emporter cinq de ces derniers, lancĂ© en janvier 1959. Il est le premier sous-marin nuclĂ©aire lanceur de missiles de croisiĂšrecite-ref-1[1].

Les premiers sous-marins porteurs de missiles balistiques sont, Ă  partir de 1955, six navires modifiĂ©s type projet AV611 ou classe Zoulou-V selon le code OTAN de la marine soviĂ©tique. Ces sous-marins Ă  propulsion conventionnelle Ă©taient porteurs de deux missiles R-11FM dĂ©rivĂ©s du Scud qui devaient ĂȘtre tirĂ©s en surface.

Mais le premier véritable SNLE fut l'USS George Washington (SSBN-598) de l'United States Navy opérationnel à partir de 1960 avec ses UGM-27A Polaris d'une portée de 2 200 km.

À partir des annĂ©es 1960, ces vecteurs virtuellement indĂ©tectables sont un des piliers de la destruction mutuelle assurĂ©e grĂące Ă  leur capacitĂ© de seconde frappe en cas d'attaque nuclĂ©aire de l'autre camp.

La mise en service de sous-marins lance-missiles à propulsion conventionnelle entraßne, dans la liste des codes des immatriculations des navires de l'US Navy, l'utilisation du sigle SSB (Ballistic Missile Submarine) pour les sous-marins à propulsion diesel (dans les années 2010, un sous pavillon chinois, le type 032 et un ou des sous-marins nord-coréens de la classe Sinpocite-ref-sinc-2-0[2] ) et du sigle SSBN (sigle "SSB(N)" jusqu'au années 70) pour désigner les sous-marins à propulsion nucléaire navale[pas clair].

Caractéristiques techniques

La spĂ©cificitĂ© du SNLE est d'emporter des missiles balistiques armĂ©s d'une ou plusieurs tĂȘtes nuclĂ©aires qui jouent un rĂŽle central dans la dissuasion nuclĂ©aire. Il en dĂ©coule plusieurs caractĂ©ristiques :

‱ c'est un sous-marin de gros tonnage car les missiles sont de grande taille (une dizaine de mĂštres de haut) et ils ont une masse individuelle qui dĂ©passe les 50 tonnes pour les missiles rĂ©cents (Trident, M51
). Compte tenu du coĂ»t d'un SNLE, celui-ci emporte plus d'une dizaine de missiles (jusqu'Ă  24, plus gĂ©nĂ©ralement 16). Il en dĂ©coule que le maitre-bau de ces navires est de l'ordre de 9 Ă  10 mĂštres, sinon plus, et que le dĂ©placement en plongĂ©e dĂ©passe en gĂ©nĂ©ral 9 000 tonnes. La partie du navire qui contient les missiles (la tranche missiles) reprĂ©sente entre un quart et un tiers du volume du sous-marin ;
‱ la discrĂ©tion pour le SNLE est vitale car s'il est repĂ©rĂ© il sera interceptĂ© avant d'avoir pu remplir son rĂŽle principal. Tous les Ă©quipements sont pensĂ©s en fonction de ce critĂšre. Le sous-marin dispose de dĂ©tecteurs (sonars) particuliĂšrement sophistiquĂ©s lui permettant d'identifier et de localiser d'Ă©ventuelles menaces extĂ©rieures afin de pouvoir s'en Ă©loigner ;
‱ pour remplir sa mission, le SNLE va durant sa sortie rester plusieurs mois sous l'eau en croisant loin des zones frĂ©quentĂ©es. La rĂ©sistance psychologique de l'Ă©quipage, qui reste enfermĂ© durant toute la mission, constitue la principale limite de cette patrouille. Les amĂ©nagements de l'Ă©quipage (nourriture, cabines, espaces de dĂ©tente, volumes, suivi mĂ©dical) sont beaucoup plus Ă©laborĂ©s que sur les autres types de sous-marins ;
‱ compte tenu de son rĂŽle le SNLE emporte des torpilles et Ă©ventuellement des missiles anti-navires qui sont utilisĂ©es uniquement en tant qu'armes dĂ©fensives.

Mise en Ɠuvre

Spécificités du SNLE

Le SNLE a pour mission de rester dissimulĂ©, Ă  l'Ă©coute permanente des instructions, prĂȘt Ă  tirer ses missiles, dĂšs que l'ordre lui en est donnĂ©, vers les cibles dĂ©signĂ©es. La puissance des charges militaires (pour un SNLE français en 2020 : 96 tĂȘtes nuclĂ©aires, chacune ayant une puissance Ă©gale Ă  plusieurs fois celles de la bombe d'Hiroshima) et la difficultĂ© Ă  localiser un SNLE en plongĂ©e sont au cƓur du principe de la dissuasion nuclĂ©aire. Les systĂšmes de dĂ©tection classiques (camĂ©ras, radars) ne fonctionnent pas dans l'eau ; seules les ondes acoustiques (sonar) permettent de repĂ©rer un sous-marin en plongĂ©e, toutefois avec une portĂ©e limitĂ©e (de quelques kilomĂštres Ă  quelques dizaines de kilomĂštres). Ces sonars deviennent inopĂ©rants si le sous-marin plonge sous une thermocline, c'est-Ă -dire sous la limite entre les couches d'eau superficielles plus chaudes et les couches d'eau plus profondes. Pour accroĂźtre ses chances de dissimulation, la signature sonore des SNLE est particuliĂšrement soignĂ©e. À une profondeur supĂ©rieure Ă  100 mĂštres il est impossible, mĂȘme dans des eaux cristallines, d'identifier visuellement un sous-marin ; or les SNLE ont une profondeur d'immersion d'au moins 300 mĂštres. La propulsion nuclĂ©aire permet au SNLE de rester en permanence en plongĂ©ecite-ref-moriodelisle-3-0[3]

Pour ĂȘtre crĂ©dible, la force de dissuasion nuclĂ©aire d'un pays doit maintenir en permanence au moins un SNLE prĂȘt Ă  tirer dans son secteur de patrouille c'est-Ă -dire dans un lieu non identifiable. En France et au Royaume-Uni, cet objectif nĂ©cessite de disposer d'une flotte de quatre SNLE compte tenu de la nĂ©cessitĂ© d'assurer les maintenances lourdes (IPER en France), d'effectuer la relĂšve des Ă©quipages, la maintenance courante et les temps de transit jusqu'Ă  la zone de patrouillecite-ref-moriodelisle-3-1[3].

CritÚres de sélection de la zone de patrouille

Le secteur de patrouille est choisi en tenant compte des objectifs et des contraintes suivantescite-ref-dupont1019-4-0[4] :

‱ La distance entre le sous-marin et les cibles potentielles doit ĂȘtre compatible avec les capacitĂ©s des missiles. Cette contrainte imposait aux SNLE de la classe Le Redoutable, Ă  leur dĂ©but, de naviguer au large de la NorvĂšge car les missiles M1 ne portaient pas Ă  plus de 2 450 kilomĂštres (Ă  l'Ă©poque la cible Ă©tait l'Union soviĂ©tique). Les SNLE français actuels n'ont plus cette contrainte pour cette cible (portĂ©e de 9 000 kilomĂštres). Les patrouilles se dĂ©roulent dans l'ocĂ©an Atlantique. Les États-Unis, confrontĂ©s aux nouvelles menaces potentielles (CorĂ©e du Nord ou Chine), ont rĂ©parti rĂ©cemment leur flotte de SNLE entre l'ocĂ©an Atlantique et l'ocĂ©an Pacifique.
‱ La zone de patrouille doit permettre de parcourir de grandes distances, en disposant en permanence de suffisamment de fond (au minimum plusieurs centaines de mùtres).
‱ Elle doit ĂȘtre Ă  l'Ă©cart des routes commerciales.
‱ Le SNLE doit Ă©viter les navires militaires ou les navires civils aux activitĂ©s susceptibles de contribuer Ă  sa dĂ©tection (chalutiers russes ou chinois).

Déroulement d'une patrouille

La durée d'une patrouille n'est pas limitée par la quantité de carburant car le réacteur nucléaire peut fonctionner durant plusieurs années avant de renouveler son combustible. C'est la résistance de l'équipage (et surtout le ravitaillement) qui fixent la durée d'une patrouille. Pour les SNLE français celle-ci dure en moyenne 4 à 6 mois selon les besoins et la crise en cours ainsi que la durée de maintenance des autres SNLE. Le SNLE quitte son port d'attache (l'ßle Longue prÚs de Brest pour les SNLE français) avec une escorte chargée de traquer d'éventuels navires (sous-marins) ou les dispositifs d'écoute destinés à identifier la signature du SNLE (ces navires blanchissent la zone d'appareillage). En France cette escorte comprend un sous-marin d'attaque qui fait fonction d'éclaireur. Le SNLE dont le tirant d'eau est de plus de 10 mÚtres navigue en surface tant qu'il n'a pas atteint la limite du plateau continental à partir de laquelle débutent les grands fonds. Il plonge alors et revient en surface en fin de patrouillecite-ref-dupont1019-4-1[4].

Le SNLE entame alors la manƓuvre de dilution : en naviguant Ă  vitesse rĂ©duite, de maniĂšre Ă  limiter sa signature sonore, en modifiant rĂ©guliĂšrement sa route et en se tenant Ă  l'Ă©cart de tout navire susceptible de le dĂ©tecter, il empĂȘche les forces hostiles d'identifier et de prĂ©voir sa position. L'Ă©quipage reste en permanence Ă  l'Ă©coute de son environnement en utilisant les sonars passifs trĂšs sophistiquĂ©s dont dispose le sous-marin (sonar d'Ă©trave, sonars de flancs et sonar remorquĂ©) et en comparant les signatures sonores avec une bibliothĂšque sonore constituĂ©e au fil du temps. Chaque type de navire se distingue par sa signature sonore qui rĂ©sulte notamment des caractĂ©ristiques de son systĂšme propulsif (hĂ©lice,...). Les ondes Ă©lectromagnĂ©tiques ne pĂ©nĂ©trant pas dans l'eau, le SNLE utilise une antenne filaire qui flotte Ă  quelques mĂštres de la surface pour recevoir informations et instructions venant de sa base. Celle-ci transmet des informations sur la situation militaire (position des navires alliĂ©s ou ennemis, manƓuvres en cours, situation gĂ©opolitique) et Ă©ventuellement les instructions de tir. Les communications se font en ondes Ă  trĂšs basse frĂ©quence car celles-ci permettent de communiquer Ă  trĂšs grande distance et peuvent pĂ©nĂ©trer dans l'eau jusqu'Ă  une faible profondeur. Les stations de transmission Ă  terre (il y en a quatre pour la France : Rosnay (36), Saint-Assise (77), Kerlouan (29) et La RĂ©gine (11)) disposent d'antennes gĂ©antes soutenues par d'immenses pylĂŽnes. La contrepartie de cette longueur d'onde est que le volume d'informations transmis est faible. Dans les sous-marins français, chaque membre d'Ă©quipage peut recevoir une fois par semaine un message de ses proches, limitĂ© Ă  quelques dizaines de mots, qui passe par la censure Ă  l'Ă©mission ainsi qu'Ă  la rĂ©ception. En principe, le SNLE n'Ă©met jamais pour Ă©viter toute dĂ©tection. Seules des situations d'urgence mĂ©dicale (incident de santĂ© mettant en danger la personne concernĂ©e, sans possibilitĂ© de soin Ă  bord) ou de panne technique grave peuvent amener le sous-marin Ă  Ă©merger partiellement ou totalement et Ă  Ă©mettre. À l'issue de la patrouille, le SNLE regagne son port d'attache en Ă©mergeant peu avant lorsque les fonds ne permettent plus de se maintenir en plongĂ©e en sĂ©curitĂ©cite-ref-dupont1019-4-2[4]cite-ref-geoconfluences-5-0[5].

Lancement des missiles

Le dĂ©clenchement du tir nuclĂ©aire est dĂ©cidĂ© par les plus hautes autoritĂ©s du pays. À rĂ©ception de l'ordre par le SNLE, deux hommes, le commandant et son second, exĂ©cutent simultanĂ©ment les mĂȘmes actions de lancement dans des locaux sĂ©parĂ©s pour que celles-ci soient prises en comptecite-ref-6[6]. Les instructions de lancement ainsi que l'actualisation de la position sont chargĂ©es dans chaque ordinateur embarquĂ© de chaque missile. La sĂ©quence de lancement se dĂ©roule ensuite pratiquement sans intervention humaine une fois que le sous-marin est remontĂ© Ă  une immersion de quelques dizaines de mĂštres. Les missiles sont tirĂ©s en sĂ©quence. À l'intĂ©rieur du tube du missile, la pression est Ă©quilibrĂ©e avec la pression extĂ©rieure puis la porte du tube est ouverte. Un systĂšme de chasse utilisant de l'air comprimĂ© expulse le missile Ă  une vitesse d'environ 100 km/h. Celui-ci perfore la membrane qui empĂȘche l'eau d'envahir le tube. Le premier Ă©tage du missile s'allume alors que celui-ci est encore sous l'eau. Lorsqu'il Ă©merge, son orientation est corrigĂ©e pour la rapprocher de la verticale. L'arrĂȘt de la phase propulsĂ©e du dernier Ă©tage est commandĂ©e par un systĂšme d'arrĂȘt de poussĂ©e car la prĂ©cision du tir est Ă©troitement liĂ©e Ă  la vitesse terminale du missile (un Ă©cart de vitesse de 1 m/s se traduit par un Ă©cart de 1 kilomĂštre Ă  l'arrivĂ©e). Le missile poursuit son ascension avec la vitesse acquise et dĂ©crit une trajectoire balistique qui culmine Ă  plusieurs centaines de kilomĂštres d'altitudecite-ref-7[7].

Les flottes de SNLE

États-Unis

En 2025, la marine américaine possÚde 14 sous-marins de ce type.

Le projet Polaris Ă  l'origine de la premiĂšre sĂ©rie de SNLE en service fait suite Ă  l'abandon du projet Jupiter de l'US Navy en novembre 1956. Ce projet comportait la construction de sous-marins emportant jusqu'Ă  quatre missiles Jupiter. Le projet est abandonnĂ© car les sous-marins devaient faire surface pour lancer leurs missiles ; les missiles Jupiter, Ă  carburant liquide, devaient ĂȘtre remplis avant chaque tir, une opĂ©ration dangereuse Ă  bord d'un sous-marin.

PremiÚre génération : classe George Washington

Le tout premier SNLE est le USS George Washington (SSBN-598) qui est mis sur cale en janvier 1957 originellement en tant que SNA de la classe Skipjack nommé USS Scorpion. En 1958, les ingénieurs américains y ajoutent une tranche missiles de 40 mÚtres de long avec 16 tubes de lancement, qui abritent les premiers missiles à propergol solide UGM-27 Polaris A-1 d'une portée de 1 800 km, et le rebaptisent. Il est lancé le 9 juin 1959 et entre en service en décembre 1959cite-ref-8[8].

Ce sous-marin tire ses premiers missiles le 20 juillet 1960 pendant la prĂ©sidence d'Eisenhower. Mais si durant la crise de Cuba d'octobre 1962, 6 SNLE sont dĂ©jĂ  armĂ©s de 16 Polaris A1, la fiabilitĂ© globale de ce missile n'Ă©tait estimĂ©e qu'a 25 %. En effet, le lanceur lui-mĂȘme avait un taux de fiabilitĂ© de 50 % ou moins, et on estimait Ă  50 % la probabilitĂ© de bon fonctionnement de l'ogive W47Y1 de 600 kilotonnes. Mais lors d'essais en 1966, il y eut trois Ă©checs sur quatre, ce qui fait tomber le taux rĂ©el de fiabilitĂ© Ă  12,5 %cite-ref-9[9]. Les Polaris A-1 sont remplacĂ©s ou convertis par les versions A2 et A3 dans les annĂ©es qui suivent.

DeuxiÚme génération : classes Ethan Allen , Lafayette et Benjamin Franklin

La marine américaine souhaitait disposer d'au moins de 45 SNLE en 1965, répartis en cinq flottilles de neuf sous-marins (trois dans l'Atlantique, deux dans l'océan Pacifique)cite-ref-10[10].

Les suivants sont construits Ă  grande cadence dans quatre chantiers navals, en moindre nombre et moins rapidement qu'espĂ©rĂ©. En 1967, quarante-et-un sous-marins nuclĂ©aires lanceurs d'engins des classe George Washington (1959–1985), classe Ethan Allen (1961–1992), classe Lafayette (1963–1994), classe James Madison (1964–1995) et classe Benjamin Franklin (1965–2002) sont en service, Ă©quipĂ©s chacun de seize missiles ; ce nombre baisse Ă  partir de 1979cite-ref-11[11]. Ils remplacent rapidement les quatre sous-marins conventionnels et le SSGN emportant le missile de croisiĂšre SSM-N-8 Regulus qui effectueront 41 patrouilles de dissuasion entre septembre 1959 et juillet 1964.

Leurs missiles balistiques sont de forme cylindrique et sont lancĂ©s en plongĂ©e Ă  faible vitesse — moins de 3 nƓuds (6 km/h) — Ă  l'aide d'un gĂ©nĂ©rateur de gaz/vapeur d'eau. La mise Ă  feu du premier Ă©tage est dĂ©clenchĂ©e automatiquement aprĂšs l'Ă©mersion, Ă  30 mĂštres environ au-dessus de la surface.

Au dĂ©but des annĂ©es 1970, sur les quarante-et-un bĂątiments en service, une quinzaine est Ă  tout moment opĂ©rationnelle et prĂȘte Ă  faire feu, douze en entretien courant et sept en grand carĂ©nage.

Ils sont dotés de centrale à inertie pour la navigation inertielle et, à partir de la fin des années 1960, du systÚme Transit de navigation par satellite.

Les sous-marins sont regroupĂ©s en cinq flottilles dans l'ocĂ©an Atlantique dans les bases de Holy Loch en Écosse et de Rota en Espagne et dans l'ocĂ©an Pacifique dans les bases d'Apra Ă  Guam et de Pearl Harbour Ă  Hawaii. Ils s'appuient sur quatre navires ravitailleurs de sous-marins et sur des docks flottants spĂ©cialisĂ©s ; aux États-Unis contigus, les SNLE sont attachĂ©s Ă  la base de Charleston en Caroline du Sud et, accessoirement, Ă  celle de New London dans le Connecticutcite-ref-12[12].

TroisiÚme génération : classe Ohio

En 1985, durant la derniĂšre phase de la Guerre froide, trente-sept sous-marins pouvant emporter un total de six cent quarante missiles balistiques sont en service (Six classe Ohio, dix-neuf classe Lafayette et douze classe Benjamin Franklin)cite-ref-13[13].

Les sous-marins de la classe Ohio, dont le premier devient opĂ©rationnel en 1981, sont actuellement les seuls de ce type en service aux États-Unis depuis le retrait du dernier des SNLE de premiĂšre gĂ©nĂ©ration le 12 avril 1993.

Depuis les traités de réduction des armes stratégiques, la moitié des sous-marins en mer sont dans un état de semi-alerte. Il faut environ 18 heures à l'équipage pour réaliser les procédures nécessaires au lancement d'un missile nucléaire.

En 2021, l’essentiel de la force de dissuasion amĂ©ricaine continue de reposer sur la composante ocĂ©anique de la flottille de classe Ohio qui compte quatorze sous-marins armĂ©s de 24 Trident II (D5) d'une portĂ©e de plus de 8 000 km Ă©quipĂ©s de quatre Ă  six ogives sur les dix-huit construits. En 2009, il y aurait eu 1 152 ogives opĂ©rationnelles W76 et W88 destinĂ©es aux 288 missiles Trident II D5 en servicecite-ref-14[14]. En fin des annĂ©es 2010, leur nombre devait ĂȘtre rĂ©duit Ă  12cite-ref-15[15].

Ce sont les deuxiĂšmes plus gros sous-marins du monde aprĂšs les sous-marins russes de la classe Typhoon. Ils sont tous basĂ©s dans les deux bases navales de Kings Bay, en GĂ©orgie sur la cĂŽte Atlantique, sous le commandement du Submarine Group 10 créé le 1er janvier 1989 et de Kitsap dans la pĂ©ninsule de Kitsap prĂšs de Bangor, dans l'État de Washington sur la cĂŽte Pacifique, sous le commandement du Submarine Group 9 créé le 1er juillet 1981cite-ref-16[16]. 60 % de la capacitĂ© nuclĂ©aire sous-marine amĂ©ricaine est Ă  cette date dĂ©ployĂ©e dans l'ocĂ©an Pacifique contre 15 % durant les annĂ©es 1980 avec six SNLE stationnĂ©s Ă  Kings'Bay et huit Ă  Bangorcite-ref-17[17].

Entre le 15 novembre 1960 et novembre 2004, il y a eu un total de 3 632 patrouilles de dissuasion effectuées par les SNLE américains :

‱ 1 245 avec des missiles Polaris (Polaris A-1 du 15 novembre 1960 au 14 octobre 1965, Polaris A-2 du 26 juin 1962 au 9 juin 1974, Polaris A-3 du 28 septembre 1964 au 1er octobre 1981) ;
‱ 1 182 avec des missiles Poseidon du 31 mars 1971 au 1er octobre 1991 ;
‱ 397 avec des missiles Trident C-4 Ă  bord d'anciennes classes de sous-marins, ce type d'engin sera en service du 20 octobre 1979 au 15 dĂ©cembre 2003 ;
‱ 481 avec des missiles Trident C-4 à bord de classe Ohio ;
‱ 327 avec des missiles Trident D-5 à bord de classe Ohio depuis le 29 mars 1990cite-ref-18[18].

Depuis la fin de la Guerre Froide, le nombre de patrouilles de dissuasion effectuĂ©es par les SNLE amĂ©ricains diminue. Il Ă©tait encore de 64 en 1999, de 31 patrouilles par an en 2008 et 2009 et il n’était plus que de 28 en 2011cite-ref-19[19]. Plus des deux tiers ont dĂ©sormais lieu dans le Pacifique face Ă  la Chine, comparativement Ă  seulement 1/7e durant la guerre froide tandis que 4 missiles Trident II ont Ă©tĂ© tirĂ©s lors d'exercices en 2009cite-ref-20[20].

Avec la chute du Bloc de l'Est et la détente qui a suivi sur le plan des armements nucléaires stratégiques, quatre sous-marins de la classe Ohio ont été convertis en sous-marins lanceurs de missiles de croisiÚre (SSGN selon la terminologie OTAN) dont trois dépendent du Submarine Squadron 16 (en) et un du Submarine Squadron 20 (en). Les tubes de lancements peuvent emporter un total de 154 Tomahawk, ce qui donne à chacun de ces sous-marins une puissance de feu considérable contre des objectifs terrestres.

Il est prévu en 2012 que le plus ancien bùtiment de la classe Ohio, le USS Henry M. Jackson (SSBN-730) sera désarmé en 2027 aprÚs 42 ans de service. La marine va ensuite retirer les 13 autres SNLE de la classe Ohio à un rythme d'un par an.

QuatriÚme génération : classe Columbia

Le 31 aoĂ»t 2012 a Ă©tĂ© signĂ© au Washington Navy Yard un protocole d'accord traçant les lignes directrices du programme de remplacement de la classe Ohio, le Projet SSBN-Xqui prend le nom de classe Columbia en 2016cite-ref-21[21], ainsi que du programme de remplacement des SNLE britanniques de classe Vanguard. La cible pour les États-Unis serait de remplacer les 14 SNLE Ohio par 12 SNLE de la gĂ©nĂ©ration suivante, sans pour autant perdre en capacitĂ© de dissuasion. La premiĂšre unitĂ©, tĂȘte de classe, sera mise sur cale en 2021 pour entrer en service, selon les prĂ©visions de 2019, au plus tard en octobre 2030cite-ref-fir-22-0[22]. La premiĂšre patrouille devra pouvoir ĂȘtre conduite en 2031. Le programme devra ĂȘtre opĂ©rationnel jusqu'aux annĂ©es 2080cite-ref-23[23]. En 2012, on dĂ©clare que ce SSBN-X sera dĂ©rivĂ© de la conception des sous-marins nuclĂ©aires d'attaque de la classe Virginia et reprendra de nombreux composants, pour un coĂ»t unitaire (sous-marins 2 Ă  12) de 4,9 milliards de dollars amĂ©ricainscite-ref-24[24].

Navires de la classe

| Nom | Numero de coque | Constructeur |
|---|---|---|
| USS District of Columbia (en) | SSBN-826 | General Dynamics Electric Boat , Groton
 |
| USS Wisconsin (SSBN-827) (en) | SSBN-827 | General Dynamics Electric Boat , Groton
 |
| USS Groton | SSBN-828 | |

| Nom | Ordre | Pose de quille | Statut |
|---|---|---|---|
| USS District of Columbia (en) | 5 Novembre 2020 | 4 Juin 2022 | En construction |
| USS Wisconsin (SSBN-827) (en) | 5 Novembre 2020 | | prévu |
| USS Groton | | | prévu |

Russie

La marine russe possĂšde, en juillet 2010, 12 SNLE, dont 4 sont en travaux ou en essais emportant, selon des estimations, un total de 160 missiles stratĂ©giques et 576 ogives opĂ©rationnelscite-ref-29[29], contre 15 SNLE en 2006 — 12 opĂ©rationnels — et 67 en 1984 au temps de la marine soviĂ©tique.

Les premiers sous-marins équipés de missiles balistiques furent des unités de la classe Whiskey (Projet 613, 644 et 665)

Le premier SNLE équivalent aux sous-marins américains fut le K-137 du projet 667A, connu sous le code OTAN de classe Yankee, commissionné le 6 novembre 1967 et emportant 16 missiles stratégiques.

En 1971, l'URSS disposait de 22 sous-marins lance-missiles balistiques à propulsion nucléaire et 20 autres sous-marins diesel portant chacun 2 à 3 missiles R-13cite-ref-30[30].

Elle possĂšde, fin 2010, quatre types diffĂ©rents de SNLE, dont les plus gros sous-marins du monde, ceux de classe Typhoon basĂ©s dans deux bases sous-marines, la base navale de Gadjievo appartenant Ă  la Flotte du Nord sur la pĂ©ninsule de Kola regroupant la majoritĂ© des SNLE et la base navale de Vilioutchinsk sur la pĂ©ninsule du Kamtchatka oĂč sont basĂ©s les sous-marins de la classe Delta-IIIcite-ref-31[31] ; en 2008, chacun des 10 SNLE opĂ©rationnels aurait accompli une mission de dissuasion et en 2009 sept tirs d'essais de missiles stratĂ©giques ont Ă©tĂ© notĂ©s.

PremiÚre génération : Projet 658

| Projet | Code OTAN |
|---|---|
| 658 | Hotel I |
| 658 | Hotel II |
| 701 | Hotel III |

‱ Le K-19 de la classe Hotel (projet 658) est le premier sous-marin Ă  propulsion nuclĂ©aire de l'Union soviĂ©tique Ă  ĂȘtre Ă©quipĂ© de missiles balistiques ; il est entrĂ© en service le 30 avril 1961. Son armement Ă©tait composĂ© de trois R-13 (code OTAN : SS-N-4 Sark) d'une portĂ©e d'environ 600 km.
‱ Huit unitĂ©s de la classe Hotel Ă©taient en service dans les annĂ©es 1960, elles seront dĂ©sarmĂ©es et dĂ©mantelĂ©es Ă  la fin des annĂ©es 1980.
‱ Plusieurs versions :

‱ Hotel I : Version initiale avec trois R-13 et systùme de lancement D-2 obligeant le tir aprùs 12 minutes de surfaçage.
‱ Hotel II : En 1961-63, modification de 7 unitĂ©s Hotel I avec du nouveau systĂšme de lancement D-4 et de missiles R-21 (code OTAN : SS-N-5 Sark/Serb, indice GRAU : 4K55) d'une portĂ©e de 1 200 km pouvant ĂȘtre tirĂ©s Ă  une profondeur de 16 m.
‱ Hotel III : En 1969, le K-145 (Hotel I) a Ă©tĂ© modifiĂ© (projet 701) et embarque 6 lanceurs de missiles R-29 Vysota (Code OTAN : SS-N-8 Sawfly).

DeuxiÚme génération : Projet 667

| Projet | Code OTAN |
|---|---|
| 667A НаĐČага , 667AĐŁ ĐĐ°Đ»ĐžĐŒ (Navaga; Nali
 | Yankee I |
| 667AM НаĐČага-М ( Navaga-M ) | Yankee II |
| 667Б ĐœŃƒŃ€Đ”ĐœĐ° ( Murena , anguille ) | Delta I |
| 667БД ĐœŃƒŃ€Đ”ĐœĐ°-М ( Murena-M , anguille ) | Delta II |
| 667БДР ĐšĐ°Đ»ŃŒĐŒĐ°Ń€ ( Kal'mar , calmar ) | Delta III |
| 667БДРМ Đ”Đ”Đ»ŃŒŃ„ĐžĐœ ( Del'fin , dauphin ) | Delta IV |

‱ Projet 667A Navaga ou 667AU Nalim classe Yankee-I: EntrĂ©e en service pour la premiĂšre fois en 1968 ; 34 unitĂ©s construites. Ils embarquent 16 missiles balistiques R-27 Zyb d'une portĂ©e de 1 500 milles marins (2 778 km) Ă  2 500 milles marins (4 630 km).

‱ Projet 667AM Navaga M classe Yankee-II: cette version modifiĂ©e des sous-marins Yankee I ne comportera qu’un seul bĂątiment : le K-140 qui sera converti pour pouvoir emporter 12 missiles R-31 (SS-N-17).

‱ Projet 667B Murena classe Delta-I: En 1991, sur un total de 18 unitĂ©s mises en service dans les annĂ©es 70, neuf sous-marins de la classe Delta-I restent en service actif. Tous les sous-marins de la classe avaient Ă©tĂ© retirĂ©s du service en 1998 et avaient Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©s en 2005.

‱ Projet 667BD Murena-M classe Delta-I: Seuls quatre sous-marins seront construits d'aprĂšs cette spĂ©cification et seront rapidement supplantĂ©s par les sous-marins de la classe Delta-III, tous les Delta-II avaient Ă©tĂ© retirĂ©s du service en 1996.

‱ Projet 667BDR Kalmar classe Delta-III : construit Ă  14 exemplaires Ă  partir de 1976, 4 sont en service, reconvertis comme sous-marin nuclĂ©aire auxiliaire (SSAN). Il peut transporter 16 missiles R-29. 3 lots de ces missiles emportant 3 ogives soit un total 196 ogives Ă©taient prĂ©vus.

‱ Projet 667BDRM Del'fin classe Delta-IV : version amĂ©liorĂ©e du Projet 667BDR. L'URSS en a construit 7, dont 6 sont en service. En 1999, ils Ă©taient en travaux de remise Ă  niveau. Deux Ă©taient encore en chantier en 2010. Ils peuvent transporter 16 missiles R-29 emportant 4 ogives soit un total de 384 ogives emportĂ©es pour 4 sous-marins.
‱ Le 6 aoĂ»t 1991, lors de l'opĂ©ration Behemoth-2, le sous-marin de classe Delta-IV K-407 Novomoskovsk tire en plongĂ©e une salve de 16 missiles R-29RM devenant le seul bĂątiment, en 2014, Ă  avoir lancĂ© l'ensemble de sa dotation de missilescite-ref-32[32].

TroisiÚme génération : Projet 941

| Projet | Code OTAN |
|---|---|
| 941 АĐșула ( Akula , requin ) | Typhoon (l'OTAN utilise « Akula » pour
 |

‱ Projet 941 Akula classe Typhoon : il peut transporter 20 missiles nuclĂ©aires stratĂ©giques R-39 Rif (en) (SS-N-20 Sturgeon). À sa mise en service dans les annĂ©es 80, il Ă©tait le plus silencieux des sous-marins soviĂ©tiques. Sur un total de six construits, le TK-208 Dimitri DonskoĂŻ fut le premier et le dernier mis en service et a servi de banc d'essai Ă  une nouvelle gĂ©nĂ©ration de missiles balistiques, le 3M14 SS-N-30 (3M14 Boulava), son retrait du service a Ă©tĂ© annoncĂ© le 20 juillet 2021. Trois exemplaires dĂ©jĂ  retirĂ©s du service ont Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©s.

QuatriÚme génération : Projet 955

| Projet | Code OTAN |
|---|---|
| 955 Đ‘ĐŸŃ€Đ”Đč ( Borei ) | Borei |

‱ Project 955 classe BoreĂŻ : fin 2014, trois sous-marins de cette classe sont en service alors que la Marine de guerre russe prĂ©voit la mise en chantier de deux bĂątiments supplĂ©mentaires. Cette classe devait initialement comprendre un total de 8 navires d'ici 2020 et remplacer les Ă©lĂ©ments des gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes qui sont retirĂ©s en 2018. Ils peuvent emporter 16 missiles R-30 Boulava (sur 20 silos prĂ©vus)cite-ref-33[33]cite-ref-34[34]. La planification a du retard et le quatriĂšme entre en service en janvier 2020, un cinquiĂšme en 2021 et un sixiĂšme prĂ©vu en 2022. En 2022, 4 unitĂ©s sont en construction. un total de dix Ă©tait prĂ©vu en 2020cite-ref-35[35]. Deux unitĂ©s sont rajoutĂ©es en 2021 portant le total Ă  12cite-ref-navy-122021-36-0[36].

France

Les SNLE de la force océanique stratégique forment l'une des deux composantes actuelles de la stratégie de dissuasion nucléaire française, avec les moyens aéroportés de la force aérienne stratégique et de l'aéronautique navale (FANU). L'atout principal du SNLE réside dans sa discrétion acoustique.

Depuis le lancement de ce programme dans les annĂ©es 1960, la base opĂ©rationnelle des SNLE français est l’Île Longue dans la rade de Brest.

La décision de construire un sous-marin diesel destiné aux essais des futurs missiles mer-sol balistiques stratégiques français est prise le 6 décembre 1960. Le Gymnote (S655) de 3 000 tonnes qui servira de banc d'essai pour ce systÚme d'arme sera construit avec les tronçons avant et arriÚre du projet abandonné de SNA Q 244 et équipé de quatre tubes verticaux lance-missiles. Il entre en service le 17 octobre 1966 et sera désarmé le 1er octobre 1986cite-ref-37[37].

La premiĂšre classe de SNLE français fut la classe Le Redoutable de 7 500 t dont la mise sur cale de la tĂȘte de sĂ©rie a Ă©tĂ© autorisĂ©e en mars 1963 ; la construction dĂ©buta en 1964 Ă  l'arsenal de Cherbourg et il fut lancĂ© le 29 mars 1967 en prĂ©sence du prĂ©sident Charles de Gaulle. Ses essais dĂ©butĂšrent en 1969 et il entra finalement en service le 1er dĂ©cembre 1971.

De 1972 à avril 2014, 471 patrouilles de SNLE français ont été réalisées et 15 ont été interrompues, une heure ou deux, pour procéder à des évacuations sanitairescite-ref-38[38]. Une patrouille dure environ 17 à 26 semaines, au cours de laquelle le SNLE doit rester indétectable. Les 135 hommes d'équipage vivent donc confinés à bord du sous-marin, sans pouvoir donner de nouvelles à leurs proches. Pour des raisons de discrétion acoustique, la télémédecine est proscrite : en cas de problÚme de santé, un médecin-chirurgien, assisté d'un infirmier-anesthésiste, peut effectuer à bord du SNLE des interventions chirurgicalescite-ref-39[39].

PremiÚre génération : SNLE

Six sous-marins de la Classe Le Redoutable pouvant emporter seize missiles balistiques sont construits :

‱ S611 Le Redoutable (entrĂ© en service en 1971, retirĂ© du service en 1991)
‱ S612 Le Terrible (1973-1996)
‱ S610 Le Foudroyant (1974-1998), premier sous-marin Ă©quipĂ© de M2 puis M20)
‱ S613 L'Indomptable (1976-2005)
‱ S614 Le Tonnant (1980-1999)
‱ S615 L'Inflexible (1985-2008, premier sous-marin Ă©quipĂ© de M4)

En novembre 1987, ces SNLE représentent une puissance de destruction de 44 mégatonnescite-ref-40[40].

DeuxiÚme génération : SNLE NG

Quatre SNLE de nouvelle génération (SNLE/NG) de la classe Le Triomphant de 12 600 t sont en service en 2010 dans la force océanique stratégique de la Marine nationale :

‱ S616 - Le Triomphant (en service depuis 1997)
‱ S617 - Le TĂ©mĂ©raire (en service depuis 1999)
‱ S618 - Le Vigilant (en service depuis 2004)
‱ S619 - Le Terrible prĂ©sentĂ© le 21 mars 2008, est entrĂ© en service fin septembre 2010 pour remplacer L'Inflexible, dernier SNLE de la classe Le Redoutable, dĂ©sarmĂ© en janvier 2008.

Le systÚme d'armes des SNLE-NG est composé de :

‱ 16 missiles M-45 avec tĂȘtes TN75 (dissuasion nuclĂ©aire), sauf le Terrible qui est entrĂ© en service avec le missile M-51. Le missile M-51, d'une portĂ©e accrue, a succĂ©dĂ© au missile M-45 en 2010 et Ă©quipe l'ensemble des SNLE depuis la fin de l'indisponibilitĂ© du Triomphant en 2018 ;
‱ 4 tubes de 533 mm pour torpilles F17mod2 et missiles Exocet SM39 (missile anti-navire).

Les vecteurs sont, dans les années 2000, 64 missiles mer-sol balistiques stratégiques M45 qui sont remplacés dans les années 2010 par 60 M51, soit 3 lots de missiles pour 4 sous-marins. La mission d'un SNLE français est simple : quitter son port d'attache, de la façon la plus discrÚte possible, puis rester indétectable tout au long de sa mission pour pouvoir à tout moment déclencher le feu nucléaire, sur ordre du président de la République française.

TroisiÚme génération : SNLE 3G

La construction du premier navire de la classe débutera en 2024 aux chantiers de Naval Group à Cherbourgcite-ref-41[41], pour une mise en service du premier sous-marin en 2035.

Chine

La marine de l'armĂ©e populaire de libĂ©ration a mis Ă  flot son premier SNLE du type 092 (appelĂ© Classe Xia par les forces occidentales), le 406 Changzheng le 30 mars 1981, il est entrĂ© en service en 1987. Un second exemplaire portant le mĂȘme numĂ©ro de coque lancĂ© en 1982 aurait Ă©tĂ© perdu en mer en 1985.

C'est en fait un classe Delta-III soviétique modifié qui transporte 12 missiles nucléaires chinois Ju Lang-1 (Code OTAN CSS-N-3) d'une portée de 2 150 km et possédant aussi 6 tubes lance-torpilles de 533 mm. Son port d'attache est la base navale de Jianggezhuang (en) à 25 km de Qingdao.

Les Chinois mettent au point un autre SNLE de conception entiÚrement chinoise, le type 094 (appelé classe Jin par les forces occidentales) armé de 12 Ju Lang-2 d'une portée estimée à 8 000 km dont le premier est lancé en juillet 2004. Mais l'Office of Naval Intelligence affirme, en 2009, qu'il est trop bruyantcite-ref-oni-2009-42-0[42].

En mai 2008, deux 094 ont été lancéscite-ref-43[43] et au début de 2016, quatre sont à flot. Le sixiÚme, le Changzheng-18, est mis en service le 23 avril 2021cite-ref-44[44]. On estime à cette date que huit seront construits au total.

Des maquettes d'une prochaine génération désignée type 096 pouvant emporter 24 missiles ont fait leur apparition en 2009, des rumeurs couraient en 2013 sur une premiÚre patrouille en 2014cite-ref-45[45].

Le SSB Golf type 31 (immatriculé 200) est un bùtiment d'essais servant aux expérimentations des SLBM, lancé en 1966 qui aurait été remis en état en 2009cite-ref-46[46]. En 2012, entre en service son successeur, le type 032, qui est le plus grand sous-marin diesel de nos jours avec une longueur de 92,6 m et un déplacement en plongée estimé à 6 628 tonnes et disposant de deux puits de lancementcite-ref-47[47].

Il semble que ces sous-marins n'embarquent pas d'armes nuclĂ©aires hors pĂ©riode de crisecite-ref-48[48] jusqu'en 2015 oĂč l'on annonce leur premiĂšre mission de dissuasion.

Pékin construit dans les années 2000 une base navale secrÚte à Sanya (aussi connue sous le nom de Yulin) sur l'ßle de Hainan dotée des infrastructures nécessaires pour dissimuler une flotte entiÚre de sous-marins nucléaires des regards indiscrets de satellites espions adversescite-ref-49[49].

Royaume-Uni

PremiÚre génération: Classe Resolution

Dans les annĂ©es 50, la dissuasion nuclĂ©aire du Royaume-Uni Ă©tait basĂ©e sur des frappes aĂ©riennes mais l'Ă©volution des radars et du missile surface-air rendent de plus en plus vulnĂ©rables les bombardiers de la force de frappe stratĂ©gique. La Royal Navy se retourne donc sur le nouveau systĂšme Polaris pour dĂ©velopper un nouveau sous-marin. Cinq SNLE de la classe Resolution sont alors prĂ©vus, mais seules quatre unitĂ©s sont commandĂ©es en mai 1963 Ă  Vickers Armstrongs Shipbuilders et Cammell Laird. Le design est une modification du sous-marin de classe Valiant pour intĂ©grer le compartiment des 16 missiles entre l'aileron et le rĂ©acteur nuclĂ©aire. Ils sont lancĂ©s entre 1966 et 1968 et la tĂȘte de sĂ©rie est entrĂ©e en service en octobre 1967; leur port d'attache est la Her Majesty's Naval Base Clyde dans la rĂ©gion d'Argyll and Bute dans l'ouest de l'Écosse. Il s'agissait des :

‱ HMS Renown
‱ HMS Revenge

Seconde génération: classe Vanguard

La classe Vanguard est une classe de 4 SNLE de nouvelle génération de la Royal Navy, commissionnés de 1994 à 1999. Ils déplacent presque le double de leurs prédécesseurs de la classe Resolution.

Pouvant emporter 16 missiles Trident D5, ils sont l'unique vecteur de l'arsenal nucléaire du Royaume-Uni depuis le retrait des bombes nucléaires larguées par bombardiers en 1998.

Depuis 1999, la Royal Navy déploie quatre SNLE de la classe Vanguard, emportant au total environ 160 ogives; Dépendant du Royal Navy Submarine Service, il s'agit des :


Leur port d'attache est la Her Majesty's Naval Base Clyde dans le comtĂ© d'Argyll and Bute dans l'ouest de l'Écosse.

En juin 2011, le nombre de tĂȘtes nuclĂ©aires embarquĂ©es sur chaque sous-marin nuclĂ©aire lanceur d’engins britannique a Ă©tĂ© rĂ©duit de 48 Ă  40 ; le nombre de missiles opĂ©rationnels Trident D5 embarquĂ©s sur chaque sous-marin sera rĂ©duit Ă  8 et le nombre total de tĂȘtes nuclĂ©aires opĂ©rationnelles passera de 160 Ă  120 d’ici 2015cite-ref-50[50].

La Grande-Bretagne attribue Ă  ses patrouilles de SNLE une mission « substratĂ©gique » pour complĂ©ter son rĂŽle stratĂ©gique. Sur le plan opĂ©rationnel, cela signifie probablement que certains des missiles ont une seule ogive. Ces ogives pourraient ĂȘtre utilisĂ©s pour attaquer des adversaires rĂ©gionaux (États dits « voyous ») qui possĂšdent des armes de destruction massive, une mission qui ne nĂ©cessiterait pas une attaque importante. La mission substratĂ©gique peut Ă©galement exiger des petites options de rendement d'ogives. Ceci peut ĂȘtre obtenu en choisissant de faire exploser uniquement la partie primaire d'une ogive, qui produirait une explosion d'une kilotonne ou moins, ou en choisissant de faire exploser la partie primaire stimulĂ©e, ce qui produirait une explosion de l'ordre de quelques kilotonnes.

TroisiÚme génération: Classe Dreadnought

D'ici 2015, la Royal Navy prévoit de maintenir à quatre son nombre de SNLE. En 2007, le Parlement du Royaume-Uni a décidé de lancer un programme de renouvellement de la flotte avec mise en service de trois nouveaux sous-marins pour remplacer les Vanguard à partir de 2022. En 2016, il est décidé le lancement de 4 SNLE de la classe Dreadnought à partir de 2028cite-ref-51[51], ces navires devant rester en service jusqu'aux années 2060cite-ref-52[52].

Inde

La marine indienne a mis sur cale en 1998 son premier SNLE de la classe Arihant de 110 m de long. Ce projet était appelé Advanced Technology Vessel avant de recevoir le nom de Arihant. Il a été lancé le 26 juillet 2009cite-ref-53[53].

La mise en service de l'Arihant avec douze missiles K-15 Sagarika de plus 700 km de portĂ©e est prĂ©vue pour 2015. En juillet 2013, la divergence du rĂ©acteur nuclĂ©aire de l’Arihant a lieu, et Ă  l’issue d’une sĂ©rie d’essais Ă  la base navale de Vishakhapatnam, dans le golfe du Bengale, il prend la mer pour la premiĂšre foiscite-ref-54[54].

Le deuxiĂšme sous-marin de cette classe, le INS Arighat, le second SNLE indien a Ă©tĂ© mis sur cale en mai 2011 pour un lancement annoncĂ©, en dĂ©cembre 2015, pour 2016cite-ref-55[55]. Il est finalement lancĂ© le 18 octobre 2017 et sa mise en service est annoncĂ© le 29 aoĂ»t 2024 avec beaucoup de retardcite-ref-56[56]. Il devrait ĂȘtre armĂ© directement de quatre K-4cite-ref-57[57].

Le troisiÚme SNLE indien, immatriculé S4 et en cours de construction en 2022, fait environ 130 m de long et aurait 8 puits à missiles dans une seule rangéecite-ref-58[58].

Notes et références

cite-note-11. ↑ whitman2001edward-c-whitman2001(en) Edward C. Whitman, « Regulus : America's First Sea-borne Nuclear Detterent », sur Undersea Warfare, Undersea Warfare, 2001 (consultĂ© le 20 aoĂ»t 2009).
cite-note-sinc-22. ↑ pandaankit-pandaAnkit Panda, « The Sinpo-C-Class: A New North Korean Ballistic Missile Submarine Is Under Construction », sur The Diplomat (consultĂ© le 18 octobre 2017).
cite-note-moriodelisle-33. morio-de-l-isle2019bernard-antoine-morio-de-l-isle2019Bernard-Antoine Morio de l’Isle, « audition de Bernard-Antoine Morio de l’Isle, commandant des forces sous‑marines et de la force ocĂ©anique stratĂ©gique (ALFOST) devant la commission de la dĂ©fense nationale et des forces armĂ©es de l'AssemblĂ©e nationale. », AssemblĂ©e nationale, juin 2019.
cite-note-dupont1019-44. dupont2019Amiral François Dupont, Du Terrible au Triomphant, La vie secrÚte des sous-marins, Paris, Autrement, 2019, 249 p. (ISBN 978-2-7467-5390-7)
cite-note-geoconfluences-55. ↑ biaggicarrou-2020catherine-biaggilaurent-carrou-2020Catherine Biaggi et Laurent CarrouĂ©, « Dossier : OcĂ©ans et mondialisation Affirmer sa puissance : forces sous-marines et dissuasion nuclĂ©aire, enjeux gĂ©ographiques et gĂ©ostratĂ©giques », sur GĂ©oconfluences,, 1er septembre 2020.
cite-note-66. ↑ vichot2016jean-louis-vichot2016Jean-Louis Vichot, « Le feu nuclĂ©aire : une expression de la violence absolue ? », Inflexions, ArmĂ©e de terre, nos 2016/1,‎ janvier 2016, p. 23-28 (DOI 10.3917/infle.031.0023, lire en ligne).
cite-note-88. ↑ (en) SSBN-598 George Washington-Class FBM Submarines, Federation of American Scientists.
cite-note-99. ↑ 2010(en) « Cuban Missile Crisis Order of Battle Version 0.1 », Alternate Wars, 26 aoĂ»t 2010 (consultĂ© le 22 aoĂ»t 2011).
cite-note-1010. ↑ le-masson1961henri-le-masson1961Henri Le Masson, Flottes de combat 1962, Paris, Éditions maritimes et d'outre-mer, octobre 1961, p. 216.
cite-note-1111. ↑ Jean Moulin, US Navy, tome II, p. 383.
cite-note-1212. ↑ le-masson1971henri-le-masson1971Henri Le Masson, Flottes de combat 1972, Paris, Éditions maritimes et d'outre-mer, octobre 1971, p. 147.
cite-note-1313. ↑ Flottes de combat, 1986.
cite-note-1414. ↑ (en) Nuclear Notebook : U.S. nuclear forces, 2009
cite-note-1515. ↑ grossman2010elaine-m-grossman2010(en) Elaine M. Grossman, « Proposed Ballistic-Missile Submarine Nears Pentagon Review », sur globalsecuritynewswire.org, Global Security Newswire, 27 septembre 2010 (consultĂ© le 30 septembre 2010).
cite-note-1616. ↑ (en) Mission and Vision, Commander Submarine Group 9.
cite-note-1717. ↑ groizeleau2009vincent-groizeleau2009Vincent Groizeleau, « Les États-Unis rééquilibrent leurs forces stratĂ©giques entre Atlantique et Pacifique », sur Mer et Marine, Global Security Newswire, 6 avril 2009 (consultĂ© le 16 septembre 2021).
cite-note-1818. ↑ polmar2004norman-polmar2004(en) Norman Polmar, The Naval Institute guide to the ships and aircraft of the U.S. fleet, Naval Institute Press, 15 dĂ©cembre 2004, 18e Ă©d., 661 p. (ISBN 978-1-59114-685-8, lire en ligne), Strategic Missile Submarine.
cite-note-1919. ↑ 2014(en) « 60% of US nuclear submarine patrols take place in the Pacific », sur Want China Times, 15 janvier 2014 (consultĂ© le 16 janvier 2014).
cite-note-2020. ↑ (en) [PDF] norris-hans-kristensen2010robert-norris-hans-kristensen2010Robert Norris, Hans Kristensen, « U.S. nuclear forces, 2010 », sur thebulletin.metapress.com, Bulletin of the Atomic Scientists, mai/juin 2010 (consultĂ© le 30 septembre 2010).
cite-note-2121. ↑ lagrone2016sam-lagrone2016(en) Sam LaGrone, « Navy Ohio Replacement Sub Class to Be Named for D.C. », sur news.usni.org, 28 juillet 2016 (consultĂ© le 1er octobre 2016).
cite-note-fir-2222. ↑ osborn2019kris-osborn2019(en) Kris Osborn, « "First-cut-of-Steel" -Begins New Era in Nuclear Weapons, Submarine Warfare », sur Warrior Maven, 24 juin 2019 (consultĂ© le 3 juillet 2019).
cite-note-2323. ↑ 2012« Navy Signs Specification Document for the Ohio Replacement Submarine Program, Sets forth Critical Design Elements », 6 septembre 2012 (consultĂ© le 9 septembre 2012).
cite-note-2424. ↑ david-c-johnson2012contre-amiral-david-c-johnson2012contre-amiral David C. Johnson, « The Ohio replacement : The future of U.S. nuclear deterrence », sur Association of United States Navy, 1er juin 2012 (consultĂ© le 9 septembre 2012).
cite-note-nvrssbn826-251. « District Of Columbia (SSBN 826) », sur Naval Vessel Register (consulté le 4 octobre 2023)
cite-note-262. « Keel Laying Ceremony Held for First Columbia-Class Ballistic Missile Submarine »
cite-note-nvrssbn827-273. « Wisconsin (SSBN 827) », sur Naval Vessel Register (consulté le 4 octobre 2023)
cite-note-284. 2025« White House: Next Two Aircraft Carriers Named for Bill Clinton, George W. Bush », sur USNI News, 13 janvier 2025 (consulté le 14 janvier 2025)
cite-note-2929. ↑ [PDF] norris-hans-m-kristensen2010robert-s-norris-hans-m-kristensen2010(en) Robert S. Norris, Hans M. Kristensen, « Russian Nuclear Forces, 2010 », Bulletin of the Atomic Scientists, janvier/fĂ©vrier 2010 (consultĂ© le 12 novembre 2010).
cite-note-3030. ↑ le-masson1970henri-le-masson1970Henri Le Masson, Flottes de combat 1972, Paris, Éditions maritimes et d'outre-mer, octobre 1970, p. 379.
cite-note-3131. ↑ 2010(en) « Strategic fleet », Russian strategic nuclear forces, 27 juillet 2010 (consultĂ© le 12 novembre 2010).
cite-note-3232. ↑ (en) « Weapons of Mass Destruction (WMD). R-29RM/SS-N-23 SKIFF », sur Global Security (consultĂ© le 8 dĂ©cembre 2014).
cite-note-3333. ↑ 2014« Le SNLE russe Vladimir Monomakh remis Ă  la Marine en dĂ©cembre », sur ruvr.ru, La Voix de la Russie, 30 aoĂ»t 2014 (consultĂ© le 28 novembre 2014).
cite-note-3434. ↑ 2014« Le sous-marin Vladimir Monomakh remis Ă  la marine de Russie », sur ruvr.ru, La Voix de la Russie, 10 dĂ©cembre 2014 (consultĂ© le 10 dĂ©cembre 2014).
cite-note-3535. ↑ 2020(ru) « ĐŸĐ”Ń€ĐČую ĐżĐŸĐŽĐ»ĐŸĐŽĐșу "ĐšĐœŃĐ·ŃŒ Đ’Đ»Đ°ĐŽĐžĐŒĐžŃ€" Đșласса "Đ‘ĐŸŃ€Đ”Đč-А" ĐżĐ”Ń€Đ”ĐŽĐ°ĐŽŃƒŃ‚ Đ’ĐœĐ€ ĐŽĐŸ ĐșĐŸĐœŃ†Đ° ŃĐœĐČаря », Komsomolskaya Pravda,‎ 10 janvier 2020 (lire en ligne, consultĂ© le 10 janvier 2020).
cite-note-navy-122021-3636. ↑ « Two Project 955A Borei-A class ballistic missile submarines will be laid down in 2023 ».
cite-note-3737. ↑ « Sous-marin expĂ©rimental lance-missiles Gymnote », sur netmarine.net, Net Marine (consultĂ© le 2 aout 2009).
cite-note-3838. ↑ 2014« Commission de la dĂ©fense nationale et des forces armĂ©es Mercredi 16 avril 2014 SĂ©ance de 9 heures Compte rendu no 43 », sur AssemblĂ©e nationale, 16 avril 2014 (consultĂ© le 10 mai 2014).
cite-note-3939. ↑ hornez-g-gellie-t-monchal-f-entine-s-bourgouin-f-meusnier-h-de-carbonni-res-h-thouard2009e-hornez-g-gellie-t-monchal-f-entine-s-bourgouin-f-meusnier-h-de-carbonni-res-h-thouard2009E Hornez, G Gellie, T Monchal, F Entine, S Bourgouin, F Meusnier, H de CarbonniĂšres, H Thouard, « Appendicite aiguĂ« et mĂ©decins des sous-marins », sur academie-chirurgie.fr, aout 2009.
cite-note-4040. ↑ boureille2006patrick-boureille2006Patrick Boureille, « L'outil naval français et la sortie de la guerre froide (1985-1994) », sur rha.revues.org, Revue historique des armĂ©es, 2006 (consultĂ© le 26 octobre 2009).
cite-note-4141. ↑ « Le futur sous-marin nuclĂ©aire français (SNLE 3G) aura finalement le droit Ă  sa dĂ©coupe symbolique » (consultĂ© le 2 mars 2024).
cite-note-oni-2009-4242. ↑ (en) Office of Naval Intelligence 2009The People’s Liberation Army Navy, A Modern Navy with Chinese Characteristics (rapport), aoĂ»t 2009, p. 22 (pp25 of PDF) (lire en ligne, consultĂ© le 24 janvier 2015).
cite-note-4343. ↑ kristensen2010hans-m-kristensen2010(en) Hans M. Kristensen, « Jin SSBN Flashes its Tubes », sur fas.org, Federation of American Scientists, 2 mars 2010 (consultĂ© le 26 octobre 2010).
cite-note-4444. ↑ http://www.opex360.com/2021/04/26/le-meme-jour-la-chine-a-mis-en-service-un-sous-marin-nucleaire-un-croiseur-et-un-navire-dassaut-amphibie/
cite-note-4545. ↑ 2013(en) « Chinese Navy (PLAN) new Type 096 SSBN may start Strategic Patrol as early as next year », sur navyrecognition.com, 26 juillet 2013 (consultĂ© le 7 mars 2016).
cite-note-4646. ↑ page2009strat-gie-page2009StratĂ©gie Page, « La Chine remet en Ă©tat un sous-marin lance-missiles vieux de 30 ans », sur corlobe.tk, Le portail des sous-marins, 24 juillet 2009 (consultĂ© le 2 aoĂ»t 2009).
cite-note-4747. ↑ 2013(zh) « çź€æ°ïŒšäž­ć›œé€ äž–ç•Œæœ€ć€§ćžžè§„æœœè‰‡ 揯æșè‡łć°‘2æžšć·šæ”Ș2 »,‎ 28 juillet 2013 (consultĂ© le 28 octobre 2016).
cite-note-4848. ↑ kristensen2011hans-m-kristensen2011(en) Hans M. Kristensen, « Chinese Jin-SSBNs Getting Ready? », sur fas.org, Federation of American Scientists, 2 juillet 2011 (consultĂ© le 25 juillet 2011).
cite-note-4949. ↑ 2008« Un SNLE chinois arrive dans la nouvelle base de l’üle de Hainan », sur corlobe.tk, Le portail des sous-marins, 28 avril 2008 (consultĂ© le 2 aoĂ»t 2009).
cite-note-5050. ↑ 2011(en) « Nuclear warhead cuts under way », 29 juin 2011 (consultĂ© le 2 juillet 2011).
cite-note-5151. ↑ mm2016« Le Royaume-Uni lance la construction d’un SNLE de plus de 17.000 tonnes », Mer & Marine,‎ 6 octobre 2016 (lire en ligne, consultĂ© le 26 octobre 2016).
cite-note-5252. ↑ 2011« Le projet des nouveaux SNLE britanniques relancĂ© », sur Mer et Marine, 20 mai 2011 (consultĂ© le 19 janvier 2012).
cite-note-5353. ↑ L'Inde inaugure son premier sous-marin nuclĂ©aire "made in India", 26 juillet 2009.
cite-note-5454. ↑ 2013« Le premier sous-marin nuclĂ©aire de conception indienne en essais », sur Mer & Marine, 28 aoĂ»t 2013.
cite-note-5555. ↑ 2015(en) « India’s Second Nuclear Submarine INS Aridhaman set for Soft launch in 2016 », sur Idrw.org, 17 dĂ©cembre 2015 (consultĂ© le 7 mars 2016).
cite-note-5656. ↑ lagneau2024laurent-lagneau2024Laurent Lagneau, « L’Inde a mis en service l’INS Arighaat, son second sous-marin nuclĂ©aire lanceur d’engins », sur Opex360, 30 aoĂ»t 2024 (consultĂ© le 30 aoĂ»t 2024).
cite-note-5757. ↑ 2012« L'Inde se dote d'une composante sous-marine stratĂ©gique », Mer et Marine, 6 mars 2012 (consultĂ© le 6 mars 2012).
cite-note-5858. ↑ 2021« Le troisiĂšme sous-marin de missiles balistiques de la marine indienne double son armement de missiles », sur theigmp.org, 30 dĂ©cembre 2021.

Voir aussi

Bibliographie

‱ dupont2019Amiral François Dupont, Du Terrible au Triomphant, La vie secrĂšte des sous-marins, Paris, Autrement, 2019, 249 p. (ISBN 978-2-7467-5390-7) — TĂ©moignage d'un ancien commandant du Triomphant
‱ biaggicarrou-2020catherine-biaggilaurent-carrou-2020Catherine Biaggi et Laurent CarrouĂ©, « Dossier : OcĂ©ans et mondialisation Affirmer sa puissance : forces sous-marines et dissuasion nuclĂ©aire, enjeux gĂ©ographiques et gĂ©ostratĂ©giques », sur GĂ©oconfluences,, 1er septembre 2020
‱ Roger Chevalier, « A bord du Gymnote », dans Revue aerospatiale, N° hors sĂ©rie 20 ans d'Aerospatiale, janvier 1990

Articles connexes
Liens externes

‱ PrĂ©sentation des SNLE sur le site de la Marine nationale française
‱ Rubrique sous-marins
‱ Histoire des sous-marins russes et soviĂ©tiques

‱ Portail de l’histoire militaire
‱ Portail du nuclĂ©aire
‱ Portail des sous-marins